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Liberté de façade


Lorsque j'étais adolescente, je rêvais du jour où je serai libre de faire les choses comme je voulais. Libre de décider de l'heure de mon réveil le matin, de choisir le repas que je désirais manger, de l'endroit où je voulais aller. Pour moi, cela serait possible dès que j'aurais le fameux sésame, le baccalauréat. J'aspirais donc profondément à l'obtenir.


Lorsque ce fut chose faite, quel soulagement ! J'étais si légère que le vent pouvait m'emporter là où il désirait tellement j'avais attendu ce moment. J'allais enfin pouvoir avoir mon espace à moi ; pouvoir aller et venir sans qu'on ne m'interroge. La possibilité de disposer de mon argent comme je voulais car accéder à l'université permettait de bénéficier d'une bourse. Ce que j'appréciais le plus, j'allais maintenant pouvoir profiter de la compagnie de mes amis(es) sans restrictions. Bref ! Ma liberté était là à portée.


Que non ! J'avais quitté la maison familiale. J'avais changé de cadre mais je n'étais pas véritablement libre. Il fallait s'adapter au nouveau mode de vie du campus. Se réveiller tôt pour espérer avoir une place de choix en amphi pour entendre convenablement le professeur. Il fallait une fois la chambre obtenue en cité universitaire, collaborer avec une voisine qui n'avait pas les mêmes horaires, les mêmes habitudes que moi.



C'est clair ! J'étais un peu plus libre que je ne l'étais avec les parents en famille mais je n'avais pas la liberté totale que je croyais que ce diplôme m'aurait permis d'obtenir. Je crois que c'est à ce moment là que j'ai compris que la liberté était une quête permanente car on doit toujours s'adapter à une situation quelconque en acceptant de donner une partie de nous, donc de se priver d'une part de notre liberté.



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